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Vincent Dubourg

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« Nouvelle-Zélande »


Vincent Dubourg compose l’objet à la façon d’une architecture, d’une cabane assemblée de quelques planches récupérées à travers lesquelles il laisse filtrer la présence de l’espace extérieur, espace de sensations visuelles, olfactives, colorées et sonores. Au cœur de son travail, il légitime la pratique du bricolage qui satisfait son désir d’expérimentation avec le matériau, une matière première industrielle des barres d’acier coupées et sectionnées, « tout est parti d’un travail d’atelier que j’avais réalisé en bois ». Il agit par prélèvement, assemblage, découpe, torsion, soudure gestes nécessaires pour composer une œuvre imposante. Nouvelle Zélande impose une forme de mobilier de typologie classique, reflet du passé, un double buffet symbolique de tradition et de valeur domestique qu’il détourne selon un scénario singulier. Guidé par une intuition forte, irrépressible, il recrée la vie par des forces en mouvement, l’eau, le feu, le vent semblent guider la forme et la structure. La nature guide le geste de la main et infiltre l’objet fini. Vincent Dubourg invente la matière et son contraire, le plein et le vide.


Il analyse l’œuvre en la retournant avec le miroir, une écriture contrariée mais révélatrice, miroir dis-moi qui je suis ? Un reflet grâce auquel se lit une nouvelle interprétation de l’œuvre, une rupture avec son statut. Une façon de donner une voie d’accès à la genèse de l’œuvre, connaitre l’Adn de l’objet c’est se donner la possibilité de le déconstruire. « J’ai eu la volonté de retourner les choses au sens propre, le fait de retourner donne la vie, c’est comme une porte ouverte sur un autre monde. » Ainsi c’est à Londres où il a séjourné un an que Vincent Dubourg a pensé à l’autre côté de la terre, là où les choses sont inversées la Nouvelle-Zélande, un pays qui faisait naturellement écho à sa nouvelle  façon de lire l’oeuvre d’où le nom de Double buffet Nouvelle-Zélande. « Ce qui m’intéresse c’est d’interroger la vision des choses, la société nous forme, précontraint notre vision, notre mode d’expression, enfin notre être. Notre perception est faussée, on voit de moins en moins les choses visibles. »


Anne Bony pour le musée MAD à New-York


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